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La Compassion
1-Introduction
Dans la Parole de Dieu, nous retrouvons à plusieurs
reprises les mots « compassion, compatissant ».Il doit y avoir une
raison majeure pour laquelle Dieu fait usage de ces termes. Cette
raison se trouve dans les divers sens que notre Père Céleste y accorde.
La compassion est un puissant
ferment, une corde spirituelle qui sous-tend les actions
des membres d’une famille.
Elle est aussi définie comme
une vertu. Celle-ci est à la fois naturelle et divine, elle
porte une personne à prendre part à la souffrance qui terrasse
une autre personne.
La compassion est également définie
étant une « commisération, un apitoiement.
Pour Dieu, sa compassion envers sa création est
aussi appelée Miséricorde parce qu’elle est jointe à son amour infini
pour nous.
Etre compatissant, c’est éprouver
une conscience pleine de sympathie dans la détresse des autres.
C’est être miséricordieux avec une aspiration profonde de secourir
et de soulager la détresse des autres.
Pour illustrer cela, allons dans la bible.
Nous y voyons une très saisissante et lumineuse
parabole de N.S.J.C. qui va nous servir d’entrée dans l’enseignement
de ce grand jour inaugural de la naissance du M.F.C. en Belgique.
Allons dans Luc 10:30-37.
Le Seigneur congédie le scribe par ce commandement
: « vas, et toi aussi, fais de même ». Autrement dit : « vas, et
toi aussi, pratique la miséricorde, la compassion » et soulage ton
frère. C’est le but de cet enseignement inaugural du M.F.C.B. C’est
un commandement adressé à tous les enfants de Dieu, car notre Dieu
est miséricordieux.
II. EXAMEN DE QUELQUES ECRITURES SAINTES RELATIVES
A LA COMPASSION
Examinons maintenant quelques écritures sur la
compassion de Dieu manifestée par N.S.J.C.
Psaumes 145:8,9:
Notre Dieu est miséricordieux et compatissant, lent à la colère
et riche en bonté. Ces dernières qualités de Dieu mettent en évidence
et renforcent l’excellence et immuabilité de la compassion de notre
Dieu.
Le Seigneur J.C. a été sur cette terre le reflet
parfait de la compassion de Dieu. Il est à cet égard donc le consommateur
de la compassion divine. Nous sommes les enfants, ses héritiers
et cohéritiers de J.C.. Nous sommes donc appelés à exercer la compassion
envers les autres. Lorsque Dieu voit notre désir d’exercer la compassion,
il nous aide à le faire. Notre S.J.C. l’a exercée envers tous, même
pour les incirconcis.
Comment J.C. manifestait-il cette compassion
? La Parole en fait largement mention. Matthieu
14:
Alors que Jean Baptiste venait d’être exécuté
par le méchant empereur Hérode. Les disciples de Jean rapportent
la nouvelle au Sgr.J.C. :
Matthieu 14:13, 14,23
Toute sa vie, il a manifesté la compassion de
Dieu, sans limite ni ménagement.
Sa compassion est allée bien au delà du
simple partage de la souffrance des autres.
Chaque fois qu’il était « EMU
» de compassion, il y ajoutait toujours l’action propice qui apportait
allègement, soulagement, consolation et
guérison. La solution était toujours là. Emu de compassion,
il agissait et les choses positives et bénéfiques se produisaient
en faveur des autres.
Quoique très profondément attristé par l’exécution
de Jean Baptiste, J.C. s’occupe de la foule. Sa compassion le pousse
à servir, à secourir. Il se surpasse dans ce moment de grande tristesse,
de douleur et de désolation. Il opère des guérisons et de nombreux
miracles, étant ému de compassion. Sa compassion était toujours
accompagnée d’action de foi. Nous avons donc ici un grand
principe : c’est la compassion avec action de croyance qui
amène les signes, les miracles et les prodiges.
Les signes, les miracles et les prodiges étaient
le résultat de la manifestation des 7 opérations de l’esprit sans
mesure dont il disposait.
Les signes, les miracles, les prodiges n’étaient
pas la seule façon dont N.S.J.C a pratiqué la miséricorde, la compassion.
Il y en a une autre : C’est le Pardon.
B) Ephésiens 4:32
Le pardon est une clé qui donne l’accès à plusieurs
avantages spirituels :
-elle maintient la compassion ;
-elle ouvre la porte aux manifestations de révélation
;
-elle nous donne la conscience des besoins des
autres ;
-elle nous évite d’être focalisés sur nos propres
problèmes, au détriment de ceux des autres (afin de ne pas être
aveuglés pour ceux des autres).
Si nous désirons être conduits par la puissance
de Dieu, nous devons veiller à l’exercice de la compassion et au
pardon ; y être très attentifs.
Mais il arrive aussi que nous-mêmes soyons offensés,
attristés, peinés ou agressés.
Quelle attitude devons-nous adopter alors
?
2Corinthiens 2:5-7.
Une personne qui ne pardonne pas est animée par
un esprit meurtrier. Relisez le verset 7. Il est clair.
Pourquoi faut-il pardonner aux autres ? D’abord,
pardonner est un commandement du Seigneur « pardonnez-vous
les uns les autres ». Ensuite, le verset 11 de 2 corinthiens
2 nous prévient de ce qui arrive si l’on ne pardonne pas. Pardonner
c’est pratiquer la compassion. Ce verset dit que celui
qui ne pardonne pas laisse l’avantage à satan. Laisser l’avantage
à Satan signifie lui permettre de faire de nous sa proie, car il
nous vole notre capacité de pratiquer la compassion et pardon.
Il nous ferme ainsi la porte à la révélation de Dieu.
J.C. est un modèle de compassion et de pardon.
Rejeté, humilié, injurié, battu, condamné à mort, pendu sur le bois,
il dit « Père, pardonne leur, car ils ne savent pas ce qu’ils
font ». C’est aussi l’attitude d’Etienne, lorsque, accusé
injustement et lapidé, il sent qu’il va mourir. Il a dans la bouche
et dans le cœur, les mêmes paroles et les mêmes sentiments de compassion
et de pardon comme son Maître, J.C.
Une des clés qui nous est offerte pour
exercer facilement la compassion et le pardon , c’est de nous souvenir
du nombre de fois que nous offensons Dieu, et les autres.
Marc 1:40-42
Une autre manière de N.J.C. dans son exercice
de compassion et de pardon, est le contact, le toucher.
La loi de Moise interdisait formellement de toucher les lépreux.
Le mot « toucher » est traduit du grec « Heptomai
», signifiant « embrasser ». Emu par sa grande compassion, J.C.
outrepassait cette loi. Il « embrassait » les lépreux et les guérissait.
Il accomplissait ainsi la volonté de son Père.
Sommes-nous capables de passer outre nos considérations
charnelles pour exercer la compassion selon Dieu, telle que J.C.
l’a pratiquée ?
III. AVANTAGES DE L’EXERCICE DE LA COMPASSION
ET DU PARDON SELON DIEU.
-La pratique de la compassion nous ouvre la porte
à l’opération des manifestations de révélation et de transmission.
Plus nous serons émus de compassion et désireux d’aider, plus Dieu
nous parlera d’avantage et alors nous deviendrons de laborieux ouvriers
de la moisson qui, déjà a mûri.
IV. CONCLUSION.
Nous avons rappelé dans cet enseignement la parabole
du bon Samaritain, défini la compassion de Dieu, avec en filigrane,
J.C. lui-même, imité par Etienne. J.C. a manifesté la compassion
par des signes, des miracles et des prodiges parce qu’il l’accompagnait
de la foi, du pardon et même du contact physique direct avec les
gens.
Nous sommes le chef d’œuvre de Dieu, formés de
ses propres mains pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance
afin que nous les accomplissions, à l’image de N.S.J.C.
2 Corinthiens 5:19,20
C’est un avantage incalculable pour toute la vie
que de prêter attention à la parole de Dieu qui nous est enseignée.
Pendant que nos facultés, intactes ont une fraîcheur qui permet
à la parole de s’implanter, non seulement dans nos intelligences,
mais dans nos cœurs afin qu’elle gouverne notre vie entière en nous
rendant capables de résister à l’influence délétère du monde, au
milieu duquel nous vivons comme ambassadeurs du Seigneur dans l’attente
de son retour.
-commençons donc par prendre plaisir à la parole
de Dieu,
-à pratiquer la compassion non pas selon les hommes
mais selon Dieu,
-ayons une conduite pure et sainte envers tous,
même envers ceux du dehors 1 pierre 2 : 12.
Que votre compassion meuve, bouche et Que Dieu
vous bénisse abondamment.
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