PRIEZ
ET NE SOYEZ PAS DECOURAGES
Une des faiblesses humaines habituelles est de
perdre courage ou comme nous avions l’habitude de dire quand je
grandissais, « se dégonfler ». Dieu, connaissant notre fragilité
humaine nous instruit spécialement comment gérer la tentation à
se dégonfler (pour ne pas être dégonfler) avec l’usage de mot grec
« ekkakeô ». Il apparaît 6 fois dans le nouveau testament, 6 qui
est le nombre de l’homme, le nombre de l’imperfection humaine et
de sa faiblesse et il pointe les actions positives que nous devrions
faire pour éviter les faiblesses humaines du dégonflement.
Bullinger dit que « ekkakeô » signifie s’évanouir
ou devenir un lâche ou perdre son courage, spécialement aux vues
des épreuves ou difficultés ou à cause d’une faiblesse morale. I
Pierre 5 : 8 nous dit que « notre adversaire le diable », comme
un lion rugissant, campe autour cherchant qui dévorer ». Quand il
rugit, nous décidons comment réagir (comment régirons-nous). La
faiblesse humaine est de dégonfler, de succomber à la peur. Nous
allons voir en allant dans la parole, qu’est-ce que nous devons
faire devant la peur pour que nous ne devenions pas lâches ou ne
tombions de faiblesse morale.
Dans le premier usage de ekkakeô, nous verrons
quel l’antidote de Dieu pour (face) l’affaiblissement moral.
Dans ce contexte, le point vient avant l’illustration.
Luc 18:1
Le but de la parabole qui suit est que les hommes
doivent toujours prier et ne point se relâcher. La prière prévient
la lâcheté spirituelle.
Luc 18:2-5
Le verset 4 est répété pour l’emphase. Il montre
le caractère du juge.
Ce mot « importune » dans le verset 5 signifie
littéralement « être brisé ». Ici il est utilisé métaphoriquement
(symboliquement) pour signifier « épuiser quelqu’un en l’ennuyant
intolérablement ».
Luc 18:6
Cet homme qui ne craignait pas Dieu, ni ne regardait
ou faisait attention à aucun homme sur terre. Cet homme dit : «
Je lui ferai justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me lasser
(accabler, ennuyer, agacer). Cet homme qui n’a répondu à aucun appel
d’un homme, n’avait aucun égard à ce que quelqu’un pouvait penser
ou dire, mais voyant ce dérangement, il (le juge) fit ce que cette
femme lui demandait.
Maintenant ne pensons pas que le seigneur était
entrain de comparer votre Père céleste aimant à cet homme. Il ne
les comparait certes pas. Il était entrain de contraster. C’est
presque une farce, c’est ridicule, ridiculement absurde de dire
que jésus était de le faire. Le point est accentué, magnifié par
le fait que les deux soient absolument opposés. Cet homme n’avait
égard à aucun homme, mais à lui-même, et il s’est laissé fléchir.
Maintenant, qu’espère-tu que ton Père céleste
peut et va faire ? (Qu’espères-tu ton père céleste faire ?)Tu vas
attendre jusqu’à ce que tu l’épuises (jusqu’à ce tu agaces Dieu
comme cette femme a fait face à ce juge ?), avant qu’il fasse ce
que tu demandes ? Comme cela est absurde ? Dieu veut rendre justice
aux siens. Nous sommes les prunelles de son œil. Il n’hésite pas
et ne nous fait pas mendier pour voir combien ou avec quel empressement
nous l’aimons ou combien nous le voulons (désirons).
Il connaît déjà notre cœur en détail de chaque
minute, il sait si nous aimons ou pas (si non, il ne serait plus
Dieu). Si un (juge) injuste, malveillant va succomber devant des
requêtes inflexibles, que pouvons-nous espérer de notre aimable
Père céleste ? Qu’est ce que Jésus a dit à ce sujet ? Il a dit Dieu
ferait justice aux siens rapidement comme cet homme (Jérémie
1:12).
Cette femme aurait pu avoir à craindre d’approcher
ce juge injuste et méchant. Mais, pour quelles raisons pourrons-nous
craindre d’approcher notre Père céleste dans la prière. Que craignons-nous
? Craignons-nous que Dieu ne nous aime pas ? Craignons-nous que
Dieu ne veille pas faire quelque chose ?
Luc 18:7
Le NIV et le NRS, tous deux le mettent sous forme
de deux questions rhétoriques.
Luc 18:7 NRS
Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui
crient à lui jour et nuit ? Tardera-il à l’aider ?
Au cas où vous n’y aurez pas pensé, la réponse
à la première question est oui. Dieu va accorder justice. La réponse
à la seconde question est non. Dieu ne va pas tarder.
Luc 18:8
C’est ce que tu démontres quand tu pries et ne
relâche pas dans la foi. Ne sois pas effrayé que la réponse ne vienne
pas. Accroche-toi là et prie. Tu sais Dieu va prendre soins de toi.
Combien de prières demeurent non exaucées à cause de la peur ? Combien
de fois avons-nous négligé de prier pour les portes de la proclamation
parce que nous étions effrayés ? Effrayés de rassembler le courage
moral à demander et effrayés que Dieu puisse répondre si nous demandions
? Combien d’opportunités dans la vie sont manquées parce que nous
effrayés de marcher sur les promesses de Dieu.
Dans son livre « Si seulement : comment changer
le regret en opportunité », Neal Roese prédit que notre plus grand
regret à la fin de nos vies ne sera pas les choses que nous avions
faites et que nous ne souhaitions pas. Notre plus grand regret sera
les choses que nous n’avions pas faites mais que nous aurions souhaitées
faire. Il a basé cette prédiction sur la recherche de deux psychologues
qui ont trouvé que le temps est un facteur clé dans ce que nous
regrettons. Au-delà d’un court terme, nous tendons à regretter les
actions, les choses que nous avions faites mais que nous ne souhaitions
pas. Mais au-delà de long terme, nous tendons à regretter les choses
que l’on n’a pas faites, mais que l’on a souhaitées. Les rêves que
nous étions effrayés de poursuivre. Les sacrifices que nous effrayés
d’endurer. Les engagements que nous étions effrayés de prendre.
L’étude découvrit que les regrets sur les choses
qu’ils avaient faites dépassaient ceux des choses qu’ils n’avaient
pas faites, 53 pourcents contre 47 pourcents en une semaine moyenne.
Mais quand les gens regardent leurs vies comme un tout, les regrets
sur les choses que l’on n’a pas faites dépassent ceux des choses
que l’on a faites, 84% contre 16%. Quelles choses, pour lesquelles
vous prierez, si vous n’aviez pas peur ? Que pouviez-vous demander
si vous saviez absolument, positivement qu’il le ferait ? Comment
nos vies peuvent-elles changer si nous étions absolument confiant
à Dieu et à nous même.
Actes 4:23-31
Pourquoi prieraient-ils pour la bravoure, l’audace
et garder leurs bouches fermées. Ils ne le devraient pas. Ils n’étaient
pas effrayés de prier parce qu’ils n’étaient pas effrayés de faire
ce pourquoi ils priaient. Rassemblons la croyance à prier en face
de nos épreuves et de nos difficultés. Dieu ne va pas nous abandonner
; il ne tardera pas voir combien pressant nous voulons réellement
cela. Vous savez, il connaît déjà, c’est pourquoi ne soyons pas
effrayés d’aller vers lui. Ne succombons pas à la faiblesse morale
de n’importe quelle sorte. Nous allons lutter contre n’importe quelle
attaque, si nous ne nous dégonflons pas quand le lion rugit. Notre
Dieu peut délivrer jusqu’à l’extrême. Que peux-tu espérer de lui.
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